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Samedi 7 mars 2026

La fécondité restaurée dans la Bible : une épreuve d’espérance

À l’occasion de la fête de sainte Colette, que nous fêtons le 6 mars, et que l’on invoque pour réussir à obtenir un enfant, nous choisissons de présenter plusieurs exemples, tirés de la Bible, de guérison d’infécondité.

Quelques exemples de fécondité d’origine surnaturelle 

On trouve plusieurs mentions d’épreuves d’infécondité temporaires étonnantes dans la Bible : les trois matriarches Sarah, Rebecca et Rachel, épouses respectives des trois patriarches Abraham, Isaac et Jacob ; la femme de Manoah, future mère de Samson ;  Anne, future mère de  Samuel (1 Sa 2) ;  Élisabeth, femme de Zacharie et mère de saint Jean-Baptiste à un âge avancé (Lc 1)… les évangiles apocryphes parlent également d’Anne, la mère de la Vierge Marie…

Les couples d’Abraham, d’Isaac et de Jacob

Sarah enfante alors qu’elle est nonagénaire. Rebecca accouche après 20 ans de vie conjugale avec Isaac qui avait 40 ans lorsqu’il l’épouse (Gn, 25 :20). Rachel met au monde deux fils : Joseph, puis  Benjamin (Gn 30 :22 sqq). Toutes ces infécondités, restaurées par intervention divine et pour la très grande gloire de Dieu, ont toutes en commun le fait de donner naissance, très tardivement,  à des personnages très importants.

Une interprétation liée à l’histoire du  salut

Le philosophe et psychanalyste Bernard Lempert, dans son ouvrage De la stérilité au messianisme, analyse ainsi ce phénomène d’infécondité des trois matriarches : « C’est précisément quand il n’est plus attendu – pour Sarah – ou quand il est plus espéré que réellement attendu – pour Rébecca et Rachel – qu’il s’annonce, lui le tardif, comme l’enfant nouveau seul capable de balayer le vieux monde. Chacune des trois femmes vit à sa mesure l’épreuve de l’humanité qui elle aussi attend et n’attend plus, espère jusqu’à la limite de ses capacités d’espérance et puis se désespère et n’y croit plus, comme si la réalité messianique mûrissait dans la venue progressive de cette ténèbre. Comme si elle se chargeait également de l’opprobre et de l’exclusion qui accablaient les femmes du monde antique lorsqu’elles ne portaient pas d’enfant – comme s’il fallait préalablement une séparation sociale pour que naisse le radicalement nouveau. »

Que la Vierge Marie, qui a enfanté le Sauveur du monde, celui qui peut tout guérir, vienne en aide à celles et ceux qui souffrent de ne pas avoir d’enfants. 

I. Rolland

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