Lundi 9 novembre 2009
Un cadeau n'est pleinement cadeau que s'il est bien reçu (II)
9 novembre - Italie Fête de l'Icône Mater Domini (1060) - Bse Elisabeth de la Trinité (+ 1906)
Plus le cadeau est riche et noble, plus le récipiendaire doit être " capable " de le recevoir. Si le Père voulait donner le Fils à la Terre, il ne pouvait prendre le risque qu'il ne soit reçu qu'à moitié, ni même aux trois quarts. Pour la plénitude de l'Incarnation, il fallait que rien du Fils ne soit " étranger " à l'humanité. Jésus ne pouvait être un enfant " non voulu ", aussi partiel que soit ce " non voulu ". Or depuis le drame du péché, aucun être humain n'est désormais capable d'un amour total et d'une liberté totale. Comment Dieu alors, pouvait-il faire cadeau à la terre, de son Fils ? La solution ne pouvait venir que de Lui, et non de l'homme. Dieu a travaillé l'homme par une longue préparation : une promesse à la chute, pour qu'au coeur de tout membre de notre humanité, germe une espérance toujours renouvelée ; le choix d'un homme, Abraham et d'un peuple ; une longue histoire avec son tribut de pesanteurs et d'élans ; une lignée, une famille... Et finalement une petite fille " plus jeune que le péché ", restituée, dès sa conception, dans la grâce d'origine, " toute graciée " et partant capable d'accueillir en plénitude toute grâce qui descendrait sur notre terre. Pour que rien n'échappe du don de Dieu, pour que rien n'en soit refusé, incompris, gaspillé.