Mardi 9 avril 2013
L'Incarnation dépend non seulement de Dieu, mais aussi de la mère de Jésus, de son Oui
9 avril - Eglise Byzantine : Sainte Marie de la source – Russie : Sainte Vierge Impératrice
L'Incarnation, c'est le mystère du Verbe qui se fait homme : le Fils de Dieu devient Fils de l'homme. Pour saint Louis-Marie de Montfort, le mystère de l'Incarnation est le « propre mystère » (VD 243) de sa voie spirituelle, il le porte en lui comme une source intérieure jaillissante : « O Sagesse éternelle et incarnée ! O très aimable Jésus, vrai Dieu et vrai homme, Fils unique du Père éternel et de Marie toujours vierge ! » (ASE 223). L'Incarnation dépend non seulement de Dieu, mais aussi de la mère de Jésus, de Marie, de son Oui. C'est pourquoi Montfort continue sa prière par « la Consécration de soi-même à Jésus-Christ, la Sagesse incarnée, par les mains de Marie » (ASE 225). Les « actions » passent, mais les « états » sont permanents et gardent pour nous toute leur force salvifique (leur « vertu »). Par l'Incarnation, pour toujours désormais, le Fils du Père est établi dans « l'état » de « Fils de Marie », et Marie elle-même dans « l'état », de « Mère de Jésus ». La dépendance de Jésus par rapport à Marie devient le fondement de la voie spirituelle de saint Louis-Marie de Montfort. Se confier à Marie, dépendre d'elle, se livrer à elle, c'est imiter Jésus (ASE 226), et imiter la très sainte Trinité qui a voulu dépendre de Marie pour l'Incarnation (VD 140). (Abréviations : ASE : Amour de la Sagesse éternelle. VD : Traité de la vraie dévotion )