Jeudi 28 mai 2026
Les nombreux bienfaits du rosaire
28 mai – Italie : Notre Dame de Carmine (1663)
Il est 1h15 du matin et je suis complètement réveillée. Peut-être que la pièce est trop chaude ; l’appartement, avec ses grandes fenêtres, est chaud pendant six mois de l’année. Je rapproche le ventilateur du lit, jette les oreillers les plus durs à mes pieds et tente de changer le cours de mes pensées en allant me chercher un verre d'eau. Mais je suis toujours bien réveillée lorsque je retourne me coucher, les heures s'étirant avec morosité devant moi jusqu'au lever du soleil.
Alors je prie. Je prie le rosaire, la plus longue série de prières que je connaisse, pour qu’il me tienne compagnie pendant ces longues heures d’obscurité. Le rosaire est à juste titre décrit comme un « compendium de l’Évangile », un souvenir et une méditation sur la vie du Christ vue à travers les yeux de Marie, commençant par l’annonce de la grossesse de Marie et la petite enfance de Jésus (les mystères joyeux), le ministère du Christ (les mystères lumineux), les événements menant à la crucifixion (les mystères douloureux) et les événements suivant la résurrection (les mystères glorieux).
Je compte les prières sur mes doigts dans l’obscurité pour ne pas perdre le fil. Ces prières induisent un sentiment de calme et de paix, et la respiration ralentit à mesure que l’attention s’élargit vers le spirituel. Ces prières marquent aussi le rythme de la vie humaine ; en contemplant les événements de la vie du Christ, nous apprenons la charité envers les autres. Comme l’expliquait Jean-Paul II, comment pourrait-on contempler le Christ portant la croix et le Christ crucifié sans ressentir le besoin d’aider ceux qui sont accablés par le chagrin ou écrasés par le désespoir ?
Le rosaire n’est pas une fuite face aux problèmes du monde ; il offre plutôt l’occasion de voir les besoins avec un regard responsable et généreux. Le rosaire nous donne la force d’affronter les difficultés et les défis avec espoir, et en sachant que nous ne sommes pas seuls.
La commémoration annuelle de la souffrance du Christ n’atténue pas, pour les croyants, la douleur de la cruauté qui lui a été infligée. Elle brise le cœur chaque année. Pourtant, en revivant la mort du Christ et la douleur de Marie, debout au pied de la croix, nous entrons dans la compréhension de la profondeur de l’amour de Dieu pour l’humanité et faisons l’expérience de sa puissance vivifiante.
Melissa Coburn, 22 mars 2026