Dimanche 4 novembre 2012
Le sanctuaire de Máriapócs
4 novembre - Hongrie. Notre-Dame de Máriapócs (1696)
Le sanctuaire de Máriapócs se situe dans un petit village de la Hongrie limitrophe avec la Russie, c'est une église catholique de rite byzantin. L'image qu'on y vénère est une ancienne icône de Marie " Hodigitria " : la Mère est vêtue de pourpre et elle guide vers le Fils qui bénit avec la main droite et tient une fleur avec la gauche. Une inscription dit : " Moi, serviteur de Dieu, j'ai fait peindre cette icône en rémission de mes péchés." Le 4 novembre 1696, les fidèles qui assistaient à la sainte Messe dans l'église greco-catholique du village virent la Vierge de l'icône Hodigitria verser larmes. Le phénomène se répète jusqu'au 8 décembre et fut constaté par une foule innombrable qui accourait aussi des pays voisins. Le curé recueillit dans un mouchoir de soie ces perles précieuses de la " miséricorde " et il les envoya à l'évêque d'Eger ; l'enquête confirma l'origine surnaturelle du phénomène. L'empereur Léopold 1° ordonna alors que l'icône fût transféré à Vienne dans la cathédrale de S. Etienne. Budapest était occupé depuis 1541 par les Ottomans (musulmans turcs), et fut libéré en 1686. En 1693, l'empereur Léopold I avait alors renouvelé l'acte national de confiance à Marie. C'est en 1696 qu'a lieu le miracle des larmes sur l'icône " Hodigitria " à Máriapócs. Et c'est en 1697 que les Turcs sont chassés définitivement du territoire austro-hongrois. Tandis que l'icône originale avait été placée à Vienne, une copie de l'icône fut mise à Máriapócs, et celle-ci pleura encore en 1715, du 1° au 15 août. Une troisième lacrimation advint en 1905 et dura un mois. Durant la période communiste (1945-1991), le sanctuaire demeura ouvert et fréquenté. En 1946, à l'occasion du 250° anniversaire du premier miracle, le cardinal Mindszenty célébra la sainte Messe en présence de plus de 200 mille fidèles. Jean Paul II a célébré (dans le rite byzantin) en ce sanctuaire, le 18 août 1991. Il y a prié pour l'unité entre les églises orthodoxes et catholiques.