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Samedi 5 septembre 2026

Célébrez la fête de la Nativité de Marie

La Nativité de la Vierge Marie, que l’Église fête le 8 septembre, nous offre l’occasion de présenter un extrait de  l’œuvre  de « Monsieur Olier »  (Jean-Jacques Olier de Verneuil (1608 - 1657), mystique et prêtre français), intitulée Vie intérieure de la Très-Sainte Vierge. Il nous prodigue quelques conseils pour honorer dignement cette Nativité. 

 La Nativité de Marie, aurore du salut

« L'aurore commençant à paraître dans le monde délivre les hommes des horreurs de la nuit, et leur donne l'espérance certaine de la venue du soleil, dont elle porte les premiers effets. Par sa Conception et sa Nativité, Marie fut donc comme l'aurore de Jésus-Christ ; elle annonça la plénitude de sa lumière et notre délivrance des ombres de la mort et du péché. C'est pourquoi l'Église, qui s'estime heureuse d'avoir été offerte à Dieu par cette divine Vierge, ne se lasse pas, en ces saints jours, de répéter dans ses chants de jubilation des paroles de louanges, de bénédiction et d'action de grâces.  (…) C'est à chacun (…) dans l'anniversaire de ces saints jours,  de se vouer et consacrer à Dieu aussi fidèlement et aussi inviolablement que Marie l'a fait pour elle et pour tous en entrant dans le monde. »

Comment célébrer la Nativité de Marie

« Me conformant à la pratique de l’Église, qui vénère le saint mystère de l'enfance de Notre-Seigneur pendant six semaines, je prendrai, pour honorer celle de la très-sainte Vierge, tout le temps qui sépare sa Nativité de sa Présentation au temple. (…) J’honorerai  ce saint tabernacle, cet intérieur caché à la plupart des hommes, quoiqu'il soit  mille fois plus cher à Dieu que ne le furent l'arche d'alliance et le temple de Salomon, qui n'en étaient que des figures mortes et sans vie.

L'esprit de sainte enfance si nécessaire, d'après l'Évangile, (…) est bien rare dans l'Église. Peut-être cela vient-il du défaut d'amour et de respect envers l'enfance de Jésus et de Marie. (…) Pour entrer dans cette dévotion, vous pourriez avoir chez vous un oratoire, où vous mettriez, non une crèche, comme on fait au temps de la Nativité de Notre-Seigneur, mais un petit berceau, dans lequel serait une figure de la très-sainte Vierge, nouvellement née, ayant d'un côté sainte Anne, de l'autre saint Joachim : sa couche serait environnée d'Anges, dans l'expression du, respect, de la joie, de l'admiration : Vous iriez là tous les jours, pendant le temps de ce mystère, rendre vos devoirs à Marie enfant. (…) »

Monsieur Olier propose ensuite de remercier la Très-Sainte Trinité de nous avoir donné un tel présent en la personne de Marie, cette « incomparable créature ».

I.R.

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